Avec qui me marierais-je ? 2

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Les fiançailles : la règle de l’art ou la ringardise avec un grand R ?

Note : J’explore cette piste en même temps que je l’écris !

Sans aucun doute nous allons choisir la première proposition. C’est cette période entre « la demande de la main » (nous y reviendrons) et le « oui » définitif du mariage.

Mais récapitulons : deux êtres se sont rencontrés, ils sont tous deux enfants de Dieu. Ils apprennent à se connaître, se découvrent des points communs mais aussi des différences et doucement, l’amitié laisse la place à un sentiment d’amour. Et des mots comme mariage, fonder une famille…commencent à résonner dans leur coeur.

Et là, le garçon (évidemment en accord avec la fille), va devoir traverser l’épreuve… de la demande de la main ! Vous savez, ce truc qui consiste à ce que le garçon, tout timide, va voir le père de la fille, ultra intimidant, pendant que celle-ci se ronge les ongles d’inquiétude !

Dis-donc, Anne-Gaelle, t’exagères pas un peu ?

Non, je ne crois pas. J’en connais personnellement qui l’ont vécu : mes parents. Il y a environ 30 ans, ils étaient attablés, avec le père de Maman, dans une ambiance plutôt intimidante, quand le père rompant le silence, a demandé si c’était bien vrai qu’il voulait « sortir » avec sa fille. Papa n’osant pas lever les yeux a dit oui. Le père de Maman l’a alors regardé dans les yeux, en lui disant que s’ il faisait « marcher » sa fille, il aurait a faire à lui ! Quand Maman en témoigne, elle dit qu’à ce moment là, elle s’est sentie protéger.

On peut noter ici, que Papa n’a pas fait un « spitch », pour demander la main de Maman, mais qu’une fois leur décision prise, l’ambiance n’était plus la même, et que le père n’étant pas dupe, a facilité les choses à Papa. Alors vous comprendrez que ce n’est pas la peine de préparer un discours intellectuel et synthétique !

Je tiens également à préciser que personne à l’époque n’était au Seigneur, mais le Seigneur y mettait déjà de l’ordre….

Ok, Anne-Gaelle, mais c’était il y a 30 ans !

Oui, et puis ? Depuis la nuit des temps, les jeunes hommes allaient demander la main de la jeune fille, au père de celle-ci. En clair, le droit de l’épouser. Et cela se faisait chez les croyants comme chez les non-croyants, avant d’arriver à nos jours où cela devient très rare. Ben oui, le mariage n’est plus forcément prôné, l’autorité des parents plus forcément reconnue… (Jérémie 6v.16 : « Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! »)

Mais justement, si un garçon fait cela, c’est qu’avec la fille, ils reconnaissent l’autorité des parents, leur sagesse et leurs conseils. C’est aussi une marque de respect envers chacun. Mais au-delà, c’est juste bibliquement : « Enfants obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère – c’est le premier commandement accompagné d’une promesse – afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre. » (Ephésiens 6v.1)

Les fiançailles sont un pré-engagement qui contrairement au mariage peuvent encore être rompus, si cela s’avérait nécessaire. Mais elles ne sont pas pour autant à prendre à la légère.

Si les parents ont donné leur accord, les jeunes gens s’engagent à se préparer au mariage, en approfondissant leurs connaissances sur l’un et l’autre, à mettre leur foi et leur amour à l’épreuve, sous le regard des parents. (Je précise que j’écris cela sous le regard de mes parents).

J’insiste sur ce point là, car c’est cela qui évitera aux fiancés de pécher durant cette période, ou de tout simplement faire une erreur.

Car reconnaissons-le, ils ont plus d’expérience que nous dans le domaine et cela plaît au Seigneur.

Mais attention que les conseils des parents ne contredisent pas les ordres de Dieu ! Si c’est le cas, il vaut mieux obéir à Dieu. Mais en tout cas, il est important de rester sous le regard de plus ancien dans la foi et dans le mariage : « De même, que les femmes âgées soient, dans toute leur manière d’être, comme il convient à de saintes femmes, -ni médisantes, ni asservies à beaucoup de vin, enseignant de bonnes choses afin qu’elles instruisent les jeunes femmes à aimer leurs maris, à aimer leurs enfants. » (Tite 2v.3)

Nous l’avons rencontré plusieurs fois et pas toujours avec la bonne issue. Les voies du Seigneur sont connues et pourtant des conseils contre l’Esprit de Dieu, sont dispensés mettant à mal la Foi, puis la confiance du jeune envers ses parents. Au lieu d’être soutenu dans sa démarche, le jeune se verra déstabilisé et il lui faudra beaucoup de fermeté pour persévéré dans la volonté du Seigneur.

Il faut prendre conscience que la tentation sera plus facilement surmontée avec l’aide des parents ou d’anciens. Et d’autres erreurs plus facilement évitées.

Dans son livre « Avec qui me marierais-je », Luis Palau, pose 12 questions qui résument bien la période de fiançailles, la façon de mettre la foi et l’amour à l’épreuve.

  1. Ce jeune homme, (cette jeune fille) est-il (elle) vraiment un enfant de Dieu ? (Note : normalement, cette question doit se poser lors de la rencontre. Mais certaines personnes arrivent à faire semblant et si nous voulons faire la volonté de Dieu, cette question nous aidera à le découvrir durant le temps de fiançailles. Car rappelons-nous ce que dit 2 Cor6 v.14-17 !)
  2. Est-ce que je suis fier(e) de l’être aimé, ou bien aurai-je honte de le (la) présenter à quiconque ?
  3. Est-ce que je considère l’autre inférieur à moi dans un certain sens ?
  4. Est-ce que j’ai du respect pour elle (lui) ou est-ce que je me permets certaines libertés en la (le traitant mal ?
  5. Quand je suis en prière, est-ce que je ressens la paix, la sérénité en pensant à me marier avec celui ou celle que j’ai choisi ? ( Note : Il est vrai que les doutes nous assaillent tous. Pendant les fiançailles, satan notre ennemi, pourra venir murmurer des messages de doutes à notre coeur. C’est pourquoi, c’est dans la prière que nous devons ressentir cette paix. De plus : « […] Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché. (Romains 14v.23) )  
  6. Ai-je une entière confiance en son amour et sa fidélité ou bien le doute et une jalousie sans fondement, troublent-ils mon coeur méfiant ?
  7. Est-ce que nous pouvons parler ensemble des heures sans nous ennuyer, ou n’avons-nous rien à nous dire ? (Note : L’amour est partage. Voir 1 Corinthiens 13.)
  8. Suis-je prêt à attendre le temps qu’il sera nécessaire ? (Note : L’amour est patient. La Bible nous dit dans Galates 4 que « lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils ». De même pour le mariage il faudra savoir attendre le moment que Dieu a indiqué.)
  9. Est-ce que je veux être le genre de personne qui peut être aimé librement, ou est-ce que je prétends acquérir tout par force ? Est-ce que je cherche le bien et les désirs de l’autre, ou au contraire uniquement mon bien ?
  10. Est-ce la personne idéale pour moi ? Suppléra-t-elle à mes défiances ? Et moi, oublierais-je les siennes ?
  11. Est-ce que je trouve la personne avec laquelle je pense me marier physiquement attrayante ? (Note : Cette question peut choquer. Mais Dieu nous a créé esprit, âme et corps. Et l’amour s’inscrit dans toutes ces perspectives !)
  12. Nos parents respectifs sont-ils en accord et satisfaits de notre fréquentation et d’un mariage éventuel ? (Note : cette question se pose normalement lors de la demande de la main. Mais, comme la question sur la réelle conversion de chacun, les choses peuvent évoluer dans un mauvais sens, et les positions sont donc demandées à être revues. Et n’oublions pas Ephésiens 6 v.1)

Pour répondre à ces questions, cherchons la volonté de Dieu, sincèrement, sérieusement, mais en toute confiance, dans la foi et Dieu nous guidera, j’ai cette assurance !

N’ayons pas peur de nous examiner pour voir si nous sommes dans la Foi, car c’est un engagement à vie : « Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant; mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut; seulement, que ce soit dans le Seigneur. » ( 1 Cor 7.39)

Et soyons renouvelés dans notre intelligence afin d’accomplir la volonté de Dieu qui est bonne agréable et parfaite !

Prochain épisode….Le mariage !!!

Anne-Gaelle

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  1. Merci Anne- Gaelle, pour cette « série » sur le mariage, c’est trés interessant, et ça permet de se poser des questions..vivement la suite!
    Camille

  2. Dieu soit loué pour ces pensées.
    J’aime bien le fait que tu aies noté le point relatif à la protection des enfants comme des parents. Cette « demande » n’est pas ringarde, au contraire, elle sécurise les jeunes filles qui savent qu’elles sont si précieuses aux yeux des parents qui ne la donneront pas à n’importe qui.

    C’est dans ce sens que la soumission aux parents, comme le dit la Bible, ce n’est pas un esclavage comme dans certains pays, c’est une protection précieuse !

    Merci Anne-ga !

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